VOEUX 2026

16 Jan 2026 | Actualités

VOEUX 2026

VOEUX 2026

Nous souhaitons à tous et toutes nos meilleurs vœux pour 2026 en espérant que nos partenariats perdurent et se développent. En ce début d’année 2026 les conflits menés par des régimes autoritaires s’intensifient dans le monde. On sait que souvent, les femmes et les enfants en sont les premières victimes. Nous avons bien des raisons d’être inquiet.es quant à l’évolution du monde et de notre propre pays.

Pour autant, nous exprimons le vœu que, chacun et chacune à son niveau, œuvre pour un monde meilleur, de justice, d’égalité et de paix. A son niveau, SOS poursuivra avec détermination son action pour l’égalité, le respect et la dignité des femmes.

2026 marquera le quarantième anniversaire de notre association. C’est en effet en octobre 1986 qu’est née Solidarité Femmes Loire, à l’initiative d’une poignée de militantes féministes.

SOS Violences conjugales toujours guidée par sa mission d’accueil, d’accompagnement et d’hébergement des femmes (cisgenre ou transgenre) et de leurs enfants victimes de violences conjugales.  Ces dernières années l’association s’est tournée vers de nouvelles missions en lien avec les violences conjugales :

D’abord l’accompagnement des enfants dont le statut de victimes est reconnu depuis la Convention d’Istanbul et le décret du 23 novembre 2021 et l’aide à la parentalité dans le contexte de violences conjugales

Nous prenons également en charge dans des stages de responsabilisation, en lien avec la justice les auteurs de violences conjugales,  Pour  faciliter leur questionnement sur les violences, s’approprier d’autres modes de communication avec pour objectifs de lutter contre la récidive et rendre possible la reprise de la vie commune, quand c’est souhaité par le couple.

Un autre dispositif permet d’accompagner les auteurs, c’est le Contrôle Judiciaire avec Placement Probatoire, toujours en lien avec le Ministère de la Justice. Ce dispositif est expérimenté depuis 2022. Il est proposé par le parquet et s’adresse aux auteurs de violence en détention provisoire, ou constitue une alternative de fin de peine pour des auteurs. Le logement familial est laissé à la victime et l’auteur rejoint des appartements gérés par l’association Renaître, SOS assurant le suivi psychologique, et éducatif.

Une autre de nos missions aujourd’hui est d’accompagner les femmes en parcours de sortie de Prostitution. C’est une mission très compliquée. D’un côté les partenaires institutionnels financent mais la mise en œuvre est longue et difficile, et malgré tous nos efforts, peu de dossiers sont validés.

Nous travaillons aussi au développement de notre action en milieu rural car les besoins sont nombreux et il y a peu ou pas de réponse dans ces territoires. Nous nous heurtons au manque de financement mais nous persévérons. Nous avons le devoir d’y arriver.

Toutes ces missions nécessitent l’emploi d’une trentaine de professionnel.les formé.es et compétent.es et notre association se félicite de leur engagement. Nous les en remercions très sincèrement tout particulièrement nos chef·fes de service Céline Second et Mehdi Benyoucef.

Aujourd’hui même s’invite dans l’actualité un nouveau procès de conjoint réduisant en esclavage sa compagne après le procès Pélicot de l’an passé. Autre actualité du jour, c’est une femme renvoyée chez elle par des policiers qui n’avaient pas le temps de prendre sa plainte. Elle a été massacrée par son ex-conjoint et retrouvée deux heures plus tard, laissée pour morte dans une mare de sang.  Ces procès très médiatiques permettent de mettre en lumière la cause que notre association porte depuis 40 ans.  Le combat est loin d’être terminé.

Le mouvement masculiniste se développe fortement, en réaction à la popularisation des idéaux féministes et à la déferlante MeToo. Il touche majoritairement de très jeunes hommes par le biais des réseaux sociaux. Notre société se fracture aussi sur les questions de genre. Dans ce domaine aussi, l’avancée des idées progressistes est contrée par un mouvement réactionnaire fort et qui prend de l’ampleur. SOS continuera de défendre ses valeurs, parce que les femmes ne sont pas des sous-hommes. Elles méritent l’égalité, le respect et la dignité.

Durant cette année anniversaire nous multiplierons les évènements pour mieux nous faire connaître, pour mieux sensibiliser à nos problématiques et pour que la cause des femmes reste un sujet d’actualité. Nous vous tiendrons bien évidemment informés de nos différentes initiatives et nous savons que nous pouvons compter sur vous pour y prendre part.

Nous terminerons par un appel à l’adhésion. En effet, SOS aspire à être reconnue association d’utilité publique ce qui nécessite d’avoir au moins 200 adhérent·es parce que nous savons que dans certains projets politiques que nous n’appelons pas de nos vœux, nos subventions pourraient être conditionnées à ce label.

Encore une fois nous comptons sur votre soutien.